{"id":229,"date":"2024-12-11T17:03:00","date_gmt":"2024-12-11T16:03:00","guid":{"rendered":"http:\/\/test.2ima.com\/?p=229"},"modified":"2025-06-16T16:20:44","modified_gmt":"2025-06-16T14:20:44","slug":"dijon-au-pauvre-du-diable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/2024\/12\/11\/dijon-au-pauvre-du-diable\/","title":{"rendered":"Dijon &#8211; Au pauvre du Diable"},"content":{"rendered":"\n<p>Au Pauvre Diable est un ancien grand magasin situ\u00e9 dans la ville de Dijon, au 51 rue de la Libert\u00e9. Il s&#8217;agit de l&#8217;enseigne de pr\u00eat-\u00e0-porter H&amp;M et Sephora.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enseigne Au Pauvre Diable fut cr\u00e9\u00e9e au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle en 1831 par Eug\u00e8ne Carion. Le b\u00e2timent fut ensuite repris en 1875 par un ancien chef de rayon du Printemps parisien Georges G\u00e9rault qui \u00e9pouse la fille de l&#8217;ancien propri\u00e9taire.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de l\u2019\u00e9largissement de la rue de la Libert\u00e9, l&#8217;entreprise Pouletty, concessionnaire Hennebique, construit en 1924 l\u2019\u00e9difice actuel dans un style Art d\u00e9co, avec sa tour d&#8217;angle, selon les plans de l&#8217;architecte \u00c9mile Robert. Sur celle-ci, nous pouvons encore lire la devise du magasin incrust\u00e9e dans la pierre \u00ab omnia labore \u00bb, qui signifie \u00ab Tout s\u2019obtient par le travail \u00bb. Le nom de l&#8217;enseigne, qui rejoint ceux de l\u2019\u00e9poque : Au quat\u2019sous, Au gagne Petit, visait une client\u00e8le peu fortun\u00e9e. Au pauvre diable affichait d\u2019ailleurs, dans les ann\u00e9es 1920 son titre de \u00ab grand magasin de nouveaut\u00e9\u00bb, le plus important de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p>Georges G\u00e9rault prosp\u00e9ra et \u00e9tendit sa maison jusqu&#8217;\u00e0 sa mort en 1924 par l&#8217;achat des immeubles voisins et l\u00e9guera son affaire commerciale \u00e0 ses deux fils.&nbsp;Le grand magasin fermera ses portes en 1999, il sera alors rachet\u00e9 par la marque de pr\u00eat-\u00e0-porter H&amp;M qui occupe toujours les lieux aujourd&#8217;hui.<\/p>\n\n\n\n<p>Premier grand magasin dijonnais au croisement des rues de la Libert\u00e9 et des Godrans, dit \u201cCoin du miroir\u201d, sous les boutiques Sephora et H &amp; M, subsiste l\u2019empreinte du plus faste et ancien grand magasin de v\u00eatements dijonnais : l\u2019enseigne Au pauvre diable. \u00ab Elle existe d\u00e9j\u00e0 en 1831, mais elle conna\u00eet son essor apr\u00e8s 1873, sous l\u2019impulsion d\u2019un ancien chef de rayon d\u2019un autre grand magasin parisien \u00bb, relate le conseiller municipal d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 aux mus\u00e9es et au secteur sauvegard\u00e9 de Dijon Lionel Bard.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Architecture :&nbsp;<\/strong>Deux parties du b\u00e2timent, distantes d\u2019un demi-si\u00e8cle sont encore identifiables. Tandis que celle d\u2019origine et d\u2019un style \u00e9pur\u00e9, la partie r\u00e9cente avec sa rotonde surplomb\u00e9e d\u2019un d\u00f4me disproportionn\u00e9, habill\u00e9 d\u2019ardoise, agr\u00e9ment\u00e9 d&#8217;un \u0153il-de-b\u0153uf et surmont\u00e9e d\u2019un pinacle \u00e0 quatre oculus est typique du style &#8220;Art D\u00e9co&#8221; et serait inspir\u00e9 du Bon March\u00e9 de Paris. Une influence que l\u2019on retrouvait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du b\u00e2timent \u00e0 travers les balcons et la ferronnerie, que l\u2019on peut d\u2019ailleurs voir dans le film Vaudeville, tourn\u00e9 par Jean Marb\u0153uf en 1986.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cin\u00e9ma :&nbsp;<\/strong>Le film Vaudeville, avec Guy Marchand et Marie-Christine Barrault, a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 en partie \u00e0 Dijon en 1985, principalement aux magasins du Pauvre Diable et les Galeries Lafayette.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ancien grand magasin dijonnais Art d\u00e9co, Au Pauvre Diable abrite aujourd\u2019hui H&#038;M et Sephora, au c\u0153ur de Dijon.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":231,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_vp_format_video_url":"","_vp_image_focal_point":[],"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":["post-229","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=229"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":232,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229\/revisions\/232"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/231"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/test.2ima.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}